Frayeurs à l'hôtel : des nouvelles à écouter

Des nouvelles effrayantes écrites, bruitées et racontées par les 4A et 4C...

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Le projet ?

- Écriture des nouvelles en français (avec M.Baranger)

- Choix des possibles bruitages sur liste pré-établie.

- Mise en voix au CDI (avec Mme Daimay) : 4 séances de travail théâtral, technique insertion de bruitages, et d'enregistrement. Puis un groupe par classe pour mettre en forme les textes : ICI


Le prologue, commun à tous :

Par une nuit d'encre, sous une pluie battante, je m'étais égaré sur une route de campagne... Et plus d'essence dans le réservoir ! Comble de l'infortune, j'avais oublié ma carte des environs et la batterie de mon téléphone était épuisée. Que faire ? Plutôt que de languir dans ma voiture, seul, inquiet (et, dans mon cas, en proie aux plus vives terreurs nocturnes !), j'allai jeter un regard par-delà les collines noires qui me cernaient. À travers les brumes, je distinguai bientôt la lueur tremblotante d'une enseigne, qui me parut être celle d'une auberge. Je courus sans délai dans cette direction, remerciant le sort de m'avoir indiqué un gîte, si désolé fût-il... Car l'auberge avait cet aspect lugubre, que l'on ne voit généralement que dans les films, et qui vous glace les sangs sitôt aperçus ses volets claquant au vent et ses tuiles couvertes de mousse. Il y avait même une cloche fêlée en guise de sonnette ! Mais le froid est meilleur conseiller que la peur, aussi j'appelai le tenancier. Une dame aussi antique que l'auberge vint m'ouvrir. La porte grinça sur ses gonds. Une odeur de poussière me bondit au visage. Mon hôtesse, vêtue à la mode du siècle dernier, chargée de bijoux, lourdement parfumée, m'invita à entrer. Elle se montra d'une irréprochable politesse, allant jusqu'à proposer de faire sécher mes vêtements et offrant de me prêter une confortable robe de chambre. Avec politesse, à mon tour, je déclinai. J'avais seulement le désir de me réfugier sous une grosse couette, dans un bon lit moelleux, en attendant le lever du jour. Et si je pouvais avant cela utiliser le téléphone ?... Non, il était hors service... Évidemment. La dame m'amena donc au pied de l'escalier. « Montez, mon jeune monsieur. Vous trouverez huit chambres à l'étage. Choisissez celle qui vous plaît. Aucune n'est fermée à clef, et comme il me semble (?!) que vous êtes le seul client ce soir... Enfin, montez et faites votre choix. À demain, j'espère. Bonne nuit, Monsieur ! »

Les nouvelles des 4A :


Les nouvelles des 4C :